Carlo Leget. 2017. Jessica Kingsley Publishers. 216p.
Leget adapte les principes médiévaux de l’Ars moriendi (“l’art de mourir”) au XXIe siècle, en élaborant les cinq éléments que sont la foi, l’espoir, l’amour, la patience et l’humilité. Tout en explorant différentes perspectives sur la mort, le livre cherche à la démystifier d’une manière humaine et spirituelle.
En ce qui concerne l’approche et l’acceptation de la fin de vie, Leget fait souvent référence à “l’espace intérieur” comme un concept important : “une métaphore … située au carrefour de la spiritualité, de la psychologie, de l’aumônerie, de l’éthique et du travail social”. Les “six chemins” qui rendent le concept plus accessible et concret sont l’humour, le corps, les émotions, les vertus, les traditions spirituelles et le silence.
Leget note que “chaque histoire de vie peut être racontée d’un million de façons différentes” et que “notre propre histoire de vie fait partie des histoires de vie de beaucoup d’autres personnes”. Il critique les modèles purement médicaux qui mettent l’accent sur le contrôle et renvoient la responsabilité à quelqu’un d’autre, ainsi que les approches néolibérales qui font de chacun un entrepreneur et nous poussent à “agir” alors qu’il serait préférable de ne pas agir ou d’être performant. Au lieu de cela, Leget propose une interconnexion narrative et la nécessité d’embrasser des significations multiples et souvent contradictoires autour de la mort.
